Mercredi 12 novembre 2008

"Dans nos savoureuses Ardennes
Où je fis le mal et le bien,
Ici, mortifié, chrétien,
Là, perpétrant quelles fredaines !

J'ai, par le cours aventureux
De mes mérites et ... du reste,
Coulé, d'un flot léger et leste,
Quelques jours tout de même heureux."

Poème de Paul VERLAINE
Photo prise au Musée Verlaine à Juniville (Champagne-Ardennes), le 24 août 2008.

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Mardi 11 novembre 2008

Nous sommes le 11 novembre, date anniversaire de l'armistice de la guerre 14-18, qui devait être la der des ders ...

Jacques Prévert ne s'y était pas trompé dans son poème Le discours sur la paix :

"Vers la fin d'un discours extrêmement important
le grand homme d'Etat trébuchant
sur une belle phrase creuse
tombe dedans
et désemparé la bouche grande ouverte
haletant
montre les dents
et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
met à vif le nerf de la guerre
la délicate question d'argent."

Isn't it, Messieurs les Présidents ?

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (14)    recommander
Mercredi 29 octobre 2008

"Messieurs, ne vous inquiétez pas, l'actionnariat du prolétariat n'a rien à voir avec la paupérisation du patronat."

Jacques Prévert, Tranquilisants, Choses et autres, éd. Gallimard, 1972.

Pour saluer (?) le nouveau capitalisme libéral, qui éponge les pertes des actionnaires sur le dos des contribuables, ces éternels moutons de Panurge ...
par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (18)    recommander
Jeudi 23 octobre 2008

"Elle n'aura qu'un temps
Notre séparation d'aujourd'hui,
Me dis-je, et pourtant
Qui sait si ce n'est pas l'heure
Du véritable voyage."

Poésie du moine Shun-e, Shin kok. 88 I, extrait de l'Anthologie de la poésie japonaise classique, éd. Poésie/Gallimard.

Bon Week-End !

 

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (33)    recommander
Mercredi 22 octobre 2008

  "Les Chinois voient l'heure dans l'oeil des chats.
   Un jour un missionnaire, se promenant dans la banlieue de Nankin, s'aperçut qu'il avait oublié sa montre, et demanda à un petit garçon quelle heure il était.
   Le gamin du céleste Empire hésita d'abord; puis, se ravisant, il répondit: "Je vais vous le dire." Peu d'instants après, il reparut, tenant dans ses bras un fort gros chat, et le regardant, comme on dit, dans le blanc des yeux, il affirma sans hésiter: "Il n'est pas encore tout à fait midi." Ce qui était vrai.
   Pour moi, si je me penche vers la belle Féline, la si bien nommée, qui est à la fois l'honneur de son sexe, l'orgueil de mon coeur et le parfum de mon esprit, que ce soit la nuit, que ce soit le jour, dans la pleine lumière ou dans l'ombre opaque, au fond de ses yeux adorables je vois toujours l'heure distinctement, toujours la même, une heure vaste, solennelle, grande comme l'espace, sans divisions de minutes ni de secondes, - une heure immobile qui n'est pas marquée sur les horloges, et cependant légère comme un soupir, rapide comme un coup d'oeil.
   Et si quelque importun venait me déranger pendant que mon regard repose sur ce délicieux cadran, si quelque Génie malhonnête et intolérant, quelque Démon du contretemps venait me dire: "Que regardes-tu là avec tant de soin? Que cherches-tu dans les yeux de cet être? Y vois-tu l'heure, mortel prodigue et fainéant?" je répondrais sans hésiter: "Oui, je vois l'heure; il est l'Eternité!"
   N'est-ce pas, madame, que voici un madrigal vraiment méritoire, et aussi emphatique que vous-même? En vérité, j'ai eu tant de plaisir à broder cette prétentieuse galanterie, que je ne vous demanderai rien en échange."

L'Horloge, de Charles BAUDELAIRE, in Le Spleen de Paris.

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (29)    recommander
Lundi 29 septembre 2008

Un titre qui n'a rien à VOIR avec la photo. Quoique ...

Un texte de Robert PIRSIG aussi. Quoique...

"Le passé n'existe que dans nos souvenirs, le futur n'existe que dans nos projets. Le présent est notre seule réalité. L'arbre dont on prend intellectuellement conscience, à cause de ce bref laps de temps, est toujours situé dans le passé. Il est donc toujours irréel. Tout objet conçu intellectuellement est toujours situé dans le passé  - et, par conséquent, irréel. La réalité n'est que l'instant de la vision qui précède la conscience. Il n'y a pas d'autre réalité". (Robert M. PIRSIG, Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes)

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (21)    recommander
Vendredi 19 septembre 2008

A Casablanca, près du port, on trouve encore de vieux camions BERLIET en état de marche.
J'aime leurs rides, leurs moteurs burinés et leurs yeux aux couleurs de l'horizon.

Photo du 15 septembre 2008.
par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (36)    recommander
Lundi 15 septembre 2008

"Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances."

Premiers vers du poème d'Arthur Rimbaud Les poètes de sept ans, daté du 26 mai 1871.

La photo est prise à l'étage de la maison où a vécu la famille Rimbaud , entre 1869 et 1875, au numéro 7 du quai de la Madeleine à Charleville, actuellement quai Rimbaud.
par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Dimanche 14 septembre 2008

Le 22 mai 1891, déposé à 2h50 du soir, Arthur Rimbaud, hospitalisé à Marseille à son débarquement en provenance de Harar (Afrique orientale, territoire Somali), fait tenir à sa mère le télégramme suivant :
"Aujourd'hui, toi ou Isabelle, venez Marseille par train express. Lundi matin, on ampute ma jambe. Danger mort. Affaires sérieuses régler. Arthur. Hôpital Conception. Répondez."
signé : RIMBAUD

La photo ci-dessus, prise au Musée Rimbaud de Charleville, est le télégramme de réponse de Madame Rimbaud à son fils:
Arthur Rimbaud, Hôpital Conception, Marseille, Attigny - 334 - 15 - 22 - 6h35 s[oir]
"JE PARS. ARRIVERAI DEMAIN SOIR. COURAGE ET PATIENCE."
signé : V[EU]VE RIMBAUD
par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Mercredi 10 septembre 2008

"Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin"

Charles Baudelaire, extrait, Les chats, Les Fleurs du mal.

(St-Gilles, Bruxelles, dans une vitrine, le 28 août 2008)

par Petit Louis publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (20)    recommander

Recommander ce blog

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus