Vendredi 8 janvier 2010
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06:29
Mon premier est une coquille sans cul
Mon second est une dette
Mon tout appartient à un S.S.
Par Petit Louis
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Mercredi 6 janvier 2010
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08:56
Mais, au fait -
De quelle confession religieuse
Est-t'Il ?
(photo prise sur le pont piétonnier de Velès, Macédoine, 2009)
Par Petit Louis
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Lundi 21 décembre 2009
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08:14
Photo prise dans une rue de Tirana.
L'Etat albanais a été créé en 1912 à la suite des guerres balkaniques.
Il a été gouverné par un régime communiste stalinien de 1944 à 1991, date à partir de laquelle apparaissent le multipartisme et le passage à l'économie de marché.
Pour la majorité de la population, qui souffre d'un taux de chômage extrêmement élevé, seuls les icônes ont changé ...
Par Petit Louis
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Mardi 8 décembre 2009
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Essaouira (Maroc), dans la médina, 2009.
Par Petit Louis
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Vendredi 4 décembre 2009
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08:22
Port de pêche d'Essaouira, Maroc, 2009
Par Petit Louis
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Samedi 21 novembre 2009
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02:47
D'abord il l'épie à travers les branches.
De loin il la humine, en saligoron, en nalais.
Elle : une blonde rêveuse un peu vatte.
Ca le soursouille, ça le salave,
Ca le prend partout, en bas, en haut, en han, en hahan.
Il pâtemine. Il n'en peut plus.
Donc, il s'approche en subcul,
l'arrape et, par violence et par terreur la renverse
sur les feuilles sales et froides de la fôret silencieuse.
Il la déjupe ; puis à l'aise il la troulache,
la ziliche, la bourbouse et l'arronversse,
(lui gridote sa trilite, la dilèche).
Ivre d'immonde, fou de son corps doux,
il s'y envanule et majalecte.
Ahanant éperdu à gouille et à gnouille
- gonilles et vogonilles -
il la ranoule et l'embonchonne,
l'assalive, la bouzète, l'embrumanne et la goliphatte.
Enfin ! triomphant, il l'engangre !
Immense cuve d'un instant !
Forêt, femme, terre, ciel animal des grands fonds !
Il bourbiote béatement.
Elle se redresse hagarde. Sale rêve et pis qu'un rêve !
"Mais plus de peur, voyons, il est parti maintenant le vagabond ...
et léger comme une plume, Madame."
(Henri MICHAUX, Textes épars, Rencontre dans la forêt, éd. Gallimard, 1998)
Par Petit Louis
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Samedi 17 octobre 2009
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01:28
Le train sifflera-t'il trois fois ?
Velès, Macédoine, fin septembre 2009
Par Petit Louis
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Jeudi 15 octobre 2009
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01:50
« Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !
J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !
J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !
J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !
J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !
Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.
Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;
Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;
Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;
Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !
J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?
Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !
Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.
Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons. »
(Arthur RIMBAUD, Le Bateau ivre, 1871, texte de la copie de Verlaine en septembre-octobre 1871)
Photo prise au lac d’OHRID, Macédoine, octobre 2009.
Par Petit Louis
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Vendredi 25 septembre 2009
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15:10
Pression des pneumatiques : OK
Niveaux d'huile : OK
Liquide de refroidissement : OK
Alors, en route vers de nouvelles aventures ...
Par Petit Louis
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21
Dimanche 20 septembre 2009
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16:01
"Provoquer (pour l'artiste) c'est sa façon de créer. Pour dire cette lutte première, cette lutte essentielle, ce combat anthropocosmique nous avons récemment
proposé un mot : le cosmodrame, soit dit dans le sens où la psychanalyse met en oeuvre des sociodrames pour analyser les rivalités humaines (...) Pour qui s'engage dans un cosmodrame, le monde
n'est plus un théâtre ouvert à tous les vents, le paysage n'est plus un décor pour promeneurs, un fond de photographie où le héros vient faire saillir son attitude. L'homme, s'il veut goûter à
l'énorme fruit qu'est un univers doit s'en rêver le maître. C'est là son drame cosmique." (Gaston BACHELARD, Le droit de rêver, P.U.F., 1970)
Cinéma Le Parc (Liège), avant la projection du dernier film de Lars Von Trier L'Antichrist, septembre 2009.
Par Petit Louis
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