Vendredi 19 septembre 2008
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A Casablanca, près du port, on trouve encore de vieux camions BERLIET en état de marche.
J'aime leurs rides, leurs moteurs burinés et leurs yeux aux couleurs de l'horizon.
Photo du 15 septembre 2008.
Par Petit Louis
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Mercredi 17 septembre 2008
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"Nous pêchions des êtres interstellaires qui nous ébahissaient, tant ils nous semblaient étranges, mais dont la chair exquise nous régalait et était un précieux
adjuvant à l'ordinaire de l'équipage.
Tout le monde était gai, bien portant."
(extrait de L'Eubage, de Blaise CENDRARS, éd. Au Sans-Pareil, 1926)
Photo de la coupole de la nouvelle gare de Liège prise - très prosaïquement - au grand angulaire, à la lumière de ce 12 septembre 2008, 15h17, en descendant l'escalator du quai n° 8.
Par Petit Louis
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Mardi 16 septembre 2008
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Dans la vieille Médina de Casablanca (Maroc), le 13 septembre 2008.
"En tous cas, ne comptez pas que mon humeur deviendrait moins vagabonde, au contraire, si j'avais le moyen de voyager sans être forcé de séjourner pour travailler et gagner l'existence, on ne me
verrait pas deux mois à la même place. Le monde est très grand et plein de contrées magnifiques que l'existence de mille hommes ne suffirait pas à visiter." (Extrait d'une lettre de Rimbaud aux
siens, Aden le 15 janvier 1885).
Par Petit Louis
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Lundi 15 septembre 2008
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"Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances."
Premiers vers du poème d'Arthur Rimbaud Les poètes de sept ans, daté du 26 mai 1871.
La photo est prise à l'étage de la maison où a vécu la famille Rimbaud , entre 1869 et 1875, au numéro 7 du quai de la Madeleine à Charleville, actuellement quai Rimbaud.
Par Petit Louis
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Dimanche 14 septembre 2008
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Le 22 mai 1891, déposé à 2h50 du soir, Arthur Rimbaud, hospitalisé à Marseille à son débarquement en provenance de Harar (Afrique orientale, territoire Somali), fait
tenir à sa mère le télégramme suivant :
"Aujourd'hui, toi ou Isabelle, venez Marseille par train express. Lundi matin, on ampute ma jambe. Danger mort. Affaires sérieuses régler. Arthur. Hôpital Conception. Répondez."
signé : RIMBAUD
La photo ci-dessus, prise au Musée Rimbaud de Charleville, est le télégramme de réponse de Madame Rimbaud à son fils:
Arthur Rimbaud, Hôpital Conception, Marseille, Attigny - 334 - 15 - 22 - 6h35 s[oir]
"JE PARS. ARRIVERAI DEMAIN SOIR. COURAGE ET PATIENCE."
signé : V[EU]VE RIMBAUD
Par Petit Louis
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Samedi 13 septembre 2008
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"Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
Et tout croît, et tout monte !"
Premiers vers de Soleil et chair, d'Arthur Rimbaud, daté de mai 1870.
(photo prise à Roche, commune d'Attigny, le 23 août 2008)
Par Petit Louis
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Vendredi 12 septembre 2008
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La fonction première de l'architecture monumentale - civile, commerciale, militaire ou religieuse - semble bien être cette volonté farouche de subjuguer
(étymologiquement "mettre sous le joug") le chaland pour entraîner son adhésion - de gré ou de force - à l'ordre établi.
Les dieux des stades de Beijing 2008 ne risquent pas de me contredire.
Schaerbeek (Bruxelles), église Ste-Marie, le 28 août 2008.
Par Petit Louis
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Jeudi 11 septembre 2008
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Ô mouvements sacrés, fières impressions,
Soyez à tout jamais l'objet de nos hommages,
Les seuls qu'on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs.
Extrait de La Vérité, Marquis de Sade (1740-1814)
Photo du 31 août 2008, au Sulky Rapido, Nouzonville, France.
Pour l'anecdote, Nouzonville est un centre métallurgique et mécanique sur les rives de la Meuse, héritage d'une tradition de l'artisanat de la clouterie importée au XVème s. par les Liégeois qui
fuyaient les saccages et les massacres de l'armée de ... Charles le Téméraire.
Par Petit Louis
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Mercredi 10 septembre 2008
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"Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin"
Charles Baudelaire, extrait, Les chats, Les Fleurs du mal.
(St-Gilles, Bruxelles, dans une vitrine, le 28 août 2008)
Par Petit Louis
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Mardi 9 septembre 2008
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02:37
"Donc le poète est vraiment voleur de feu.
Il est chargé de l'humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions ; si ce qu'il rapporte de là-bas a forme, il donne forme ; si c'est
informe, il donne de l'informe. Trouver une langue ;
- Du reste, toute parole étant idée, le temps d'un langage universel viendra ! Il faut être académicien, - plus mort qu'un fossile, - pour parfaire un dictionnaire, de quelque langue que ce soit.
Des faibles se mettraient à penser sur la première lettre de l'alphabet, qui pourraient vite ruer dans la folie ! -
Cette langue sera de l'âme pour l'âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. Le poète définirait la quantité d'inconnu s'éveillant en son temps,
dans l'âme universelle : il donnerait plus que la formule de sa pensée, que l'annotation de sa marche au Progrès ! Énormité devenant norme absorbée par tous, il serait vraiment un
multiplicateur de progrès !"
Extrait de la lettre autographe d'Arthur RIMBAUD à Paul Demeny, datée du 15 mai 1871. Le jeune Rimbaud a 17 ans.
Photo du document présenté au Musée Rimbaud de Charleville (24 août 2008.
Par Petit Louis
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