Que ce soit au Bingo, machines à sous, casino, loterie, lotto, PMU, jeux de hasard, etc., je suis toujours gagnant.
Je n'y consacre pas le moindre rouble, n'étant pas de nature un roublard.
Suprême martingale !
Que ce soit au Bingo, machines à sous, casino, loterie, lotto, PMU, jeux de hasard, etc., je suis toujours gagnant.
Je n'y consacre pas le moindre rouble, n'étant pas de nature un roublard.
Suprême martingale !
"Cet homme malheureux s'aperçut alors à la pâleur de sa lampe que le jour commençait à paraître. Il alla chercher un peu d'air frais au jardin."
Phrase extraite de Stendhal, Le Rouge et le Noir, livre premier, chapitre XXI.
Pavots d'ornement, 6 juin 2010.
Inutile de s'appitoyer sur son sort, braves gens, et contribuables promis à de nouvelles mesures de rigueur budgétaires "indispensables pour calmer les marchés financiers alarmés par les agences de notations (toutes américaines et dont la transparency n'est pas un modèle de "bonne gouvernance") sur la solvabilité des Etats membres de l'UE".
Les honoraires de l'architecte-ingénieur de la nouvelle gare TGV de Liège-Guillemins ont été acquittés rubis sur l'ongle.
On en ignore le montant, comme du coût réel final de la construction de la nouvelle gare dont le budget initial à été plus que largement dépassé.
Ce sont des informations auxquelles la presse n'a jamais pu avoir accès, tant le poisson a été noyé ...
Curieux pour un marché soumis à la règlementation des marchés dits "publics".
Photo prise place des Guillemins le 18 juin 2010.
Prix Nobel de littérature, le grand écrivain portugais José SARAMAGO est décédé ce vendredi 18 juin 2010 dans sa maison de Lanzarote (l’une des îles Canaries), où il s’était exilé après le scandale qu’avait suscité dans son pays – le très catholique Portugal – son « Evangile selon Jésus-Christ » en 1993.
Né en 1922 dans une famille très pauvre de paysans sans terres à Azinhaga, SARAMAGO était en fait un « surnom » qui désigne une mauvaise herbe dont se nourrissaient les miséreux en période de disette. Il aurait normalement dû porter le nom de son père – de Sousa – mais une erreur administrative autant bizarre qu’étrange lors de l’établissement de son état civil lui attribua ce curieux patronyme.
Après des débuts littéraires obscurs, comme son compatriote PESOA, c’est au cours des années 1980 qu’il se fit connaître et reconnaître, jusqu’à la consécration du Nobel en 1998.
Critique radical athée et d’une lucidité « prophétique » sur les dérives d’un siècle où les valeurs humaines sont de plus en plus bafouées au profit d’une oligarchie sans scrupules ni vergogne, il n’hésitait pas à prendre vigoureusement cause pour dénoncer les supercheries et les dissimulations des hommes politiques (Berlusconi, parmi d’autres, en prit pour son grade) ainsi qu’une construction européenne à la botte d’un ultralibéralisme des plus cynique (1).
Un homme libre, lucide, et courageux, comme je les apprécie tant.
(1) Le dernier numéro de juin 2010 du Monde diplomatique est très éclairant et bien documenté à cet égard, de quoi déciller les yeux des citoyens/électeur/consommateurs qui s’imaginent naïvement vivre en démocratie et dans un marché libre régulé par des législateurs !
@@@
La photo a été prise dans la soirée du 17 juin 2010 devant la gare de Liège-Guillemins.
Le lendemain matin, ce détournement publicitaire particulièrement lucide avait déjà été nettoyé au Karcher, un engin fort apprécié par un certain Nicolas Sarkozy...
C’est vraiment dommage, car ce texte méritait – tant la manipulation du peuple est intense et sournoise - une réflexion citoyenne approfondie !
La nuit descend
On y pressent
Un long destin de sang
(Guillaume APOLLINAIRE, 1880-1918, La nuit descend)
Photo: gare TGV de Liège-Guillemins, juin 2010.
Passez notre amour à la machine.
Faites bouillir
Pour voir si les couleurs d'origine
Peuvent revenir.
Est-ce qu'on peut ravoir à l'eau de Javel
Des sentiments,
La blancheur qu'on croyait éternelle,
Avant ?
Pour retrouver le rose initial
De ta joue devenue pâle,
Le bleu de nos baisers du début,
Dans l'azur perdu.
Matisse, l'amour c'est bleu difficile,
Les caresses rouges fragiles,
Le soleil de la vie les tabasse,
Et alors, elles passent.
Allez ! A la machine !!
Le rouge pour faire tomber la misère
De nos gentils petits grands-pères,
Noires, les mains dans les boucles blondes
Tout autour du monde.
Allez ! A la machine !!
(Alain SOUCHON, L’Amour à la machine)
Photo prise à Liège, le 11 juin 2010.
Dimanche 13 juin, après avoir rempli mes obligations civiques (et si vite - j'étais un des premiers dans la file au bureau de vote), je suis allé faire mon petit tour habituel sur le grand marché de Liège (la Batte, tous les dimanches).
Trouvé chez un bouquiniste un vieux San Antonio dont le titre n'a pu que m'inciter à l'acheter.
Malgré le chaos institutionnel qui se prépare à très brève échéance en Belgique, patrie des Arts et de la Pensée, petite terre d'héroïsme (LOL), je me suis régalé sur une terrasse de bistrot en en lisant quelques truculentes pages.
Voilà le genre de plaisir que mes voisins du Nord - qui connaissent de moins en moins le Français et sont rarement susceptibles d'apprécier ce genre d'humour, ils sont plutôt friands d'Oberbayern, à chacun ses goûts ! - ratent à coup sûr.
Je leur souhaite bonne chance dans leur futur Etat confetti "Flanders".
(photo du 13 juin 2010)
Azrou est une base idéale pour effectuer des ballades dans un des plus beaux secteurs du Moyen Atlas.
Pour accéder aux sources de l'Oum-er-Rbia, se diriger d'abord vers le joli village d'Ain Leuh, 25 km au sud-ouest d'Azrou (à visiter de préférence le mercredi, jour de souk qui attire les villageois des environs, principalement des Berbères Beni M'Guild).
A 20 km au sud d'Ain Leuh - par route d'abord, à pied ensuite pendant un gros quart d'heure - on arrive aux sources de l'Oum-er-Rbia qui alimentent le plus grand fleuve du Maroc.
Mérite assurément un détour pour utiliser le langage de Bibendum, et même le voyage selon moi !
(Photo prise en mai 2010, la mule blanche que l'on aperçoit sur la gauche parmi les rochers est une espèce particulièrement appréciée dans la région)
« Il est des jours - avez-vous remarqué ?
Où l'on se sent plus léger qu'un oiseau,
Plus jeune qu'un enfant, et, vrai ! plus gai
Que la même gaieté d'un damoiseau.
L'on se souvient sans bien se rappeler...
Evidemment l'on rêve, et non, pourtant.
L'on semble nager et l'on croirait voler.
L'on aime ardemment sans amour cependant.
Tant est léger le coeur sous le ciel clair
Et tant l'on va, sûr de soi, plein de foi
Dans les autres, que l'on trompe avec l'air
D'être plutôt trompé gentiment, soi.
La vie est bonne et l'on voudrait mourir,
Bien que n'ayant pas peur du lendemain.
Un désir indécis s'en vient fleurir,
Dirait-on, au coeur plus et moins qu'humain.
Hélas ! faut-il que meure ce bonheur ?
Meurent plutôt la vie et son tourment !
O dieux cléments, gardez-moi du malheur
D'à jamais perdre un moment si charmant. »
Paul Verlaine, Impression de printemps.
En consultant mon petit Dictionnaire étymologique et historique de la langue française (Le Livre de Poche), quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le mot coquelicot est apparu au XVIè siècle, de cocorico « coq » et s’est appliqué à la fleur dont la couleur rappelle celle de la crête du coq.
(Photo prise à Sefrou, Maroc, Moyen Atlas, mai 2010)
... "Je trouve que la Belgique vaut mieux qu'une querelle linguistique !" sur France Inter le 21 mai 1973.
Pauvre Jacques si tu savais ...
Les poètes n'ont pas toujours raison, n'en déplaise à l'âme de Jean Ferrat, dommage !
(photo de la façade du Musée Jacques BREL, place de la Vieille Halle aux Blés, Bruxelles, le 4 juin 2010)