Jeudi 12 novembre 2009

Au pied de l'ancienne muraille,
Quand la lune salue
Les derniers rayons du soleil

Au XVIème siècle, les navigateurs portugais construisirent ici un fortin, puis un château fort autour duquel se développa une agglomération appelée Mazagan. La ville s'appelle aujourd'hui El Jadida.
Par Petit Louis - Publié dans : Architecture/Graphisme
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Mardi 10 novembre 2009

De gauche à droite, puis versa
Sur le métier, imperturbablement,
La navette passe et repasse

Artisan tisserand, Médina d'Azemmour, Maroc, 2009.
Par Petit Louis - Publié dans : Personnages
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Dimanche 8 novembre 2009

"J'habite une blessure sacrée
J'habite des ancêtres imaginaires
J'habite un vouloir obscur
J'habite un long silence
J'habite une soif irrémédiable
J'habite un voyage de mille ans
J'habite une guerre de trois cents ans
(...)"
Aimé Césaire, "Calendrier lagunaire, Moi, laminaire.

Cet extrait du poème de Césaire est mis en exergue par Jean Ziegler dans son ouvrage La haine de l'Occident, éd. Albin Michel, 2008. A lire absolument si l'on souhaite comprendre un tant soit peu pourquoi l'humanité est à ce point déchirée aujourd'hui.

(Photo prise dans la Médina d'Azemmour, Maroc, fin octobre 2009)
Par Petit Louis - Publié dans : Architecture/Graphisme
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Jeudi 5 novembre 2009

Encore épargnée par le tourisme, Azemmour est une petite cité simple et tranquille située entre la rivière Oum er-Riba et l'océan atlantique, à une petite centaine de kilomètres au sud de Casablanca.
Sa médina et les anciens remparts portugais (XVIè siècle) valent le détour.
La photo est prise de la terrasse du Riad Azama, une bonne adresse. L'offre hôtelière est très réduite.

Bon Week-End à tous,
Par Petit Louis - Publié dans : Paysages
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Mercredi 4 novembre 2009

L'endroit lui plaisait
Sur la côte atlantique
Dernier voyage

(Maroc, entre Azemmour et El Jadida, octobre 2009)
Par Petit Louis - Publié dans : Paysages
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Mardi 3 novembre 2009

"Ce qui est vrai n'obtient pas la renommée; ce qui a de la renommée n'est pas vrai. Tous les hommes célèbres sont des hypocrites et rien de plus." (Lie-tseu, Le Vrai Classique du vide parfait, VII, II)

Dans la Médina d'Azemmour, sur la côte atlantique du Maroc, octobre 2009.
Par Petit Louis - Publié dans : Personnages
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Samedi 17 octobre 2009

Le train sifflera-t'il trois fois ?


Velès, Macédoine, fin septembre 2009
Par Petit Louis - Publié dans : Divers
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Vendredi 16 octobre 2009

"Je vis parce que les montagnes ne savent pas rire, ni les vers de terre chanter."
(CIORAN, Sur les cîmes du désespoir, éd. de l'Herne, 1990)
CIORAN ne se déplaçait qu'en bicyclette.

Photo prise à Skopje, Macédoine, fin septembre 2009.
Par Petit Louis - Publié dans : Architecture/Graphisme
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Jeudi 15 octobre 2009
« Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est
la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons. »

(Arthur RIMBAUD, Le Bateau ivre, 1871, texte de la copie de Verlaine en septembre-octobre 1871)

 

Photo prise au lac d’OHRID, Macédoine, octobre 2009.

Par Petit Louis - Publié dans : Divers
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Mercredi 14 octobre 2009

Nicolas, tu me trouveras bien une juteuse prébende de PDG quelque part, dis ?
J'ai 23 ans et réussi le bac sans (trop) tricher, et de l'expérience, j'en ai, j'arrête pas de faire florès dans les salons, ça compte sur un CV, hein, dis, ça compte !
(Petite joke concernant l'actualité française de ce début d'octobre 2009)

Photo prise à Skopje, capitale de la République de Macédoine, septembre 2009.
Par Petit Louis - Publié dans : Personnages
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