Samedi 26 mai 2012
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14:41
« Du Havre nous n’avons fait que suivre les
côtes comme les navigateurs anciens
Au large du Portugal la mer est couverte de barques
et de chalutiers de pêche
Elle est d’un bleu constant et d’une transparence
pélagique
Il fait beau et chaud
Le soleil tape en plein
D’innombrables algues vertes microscopiques flottent
à la surface
Elles fabriquent des aliments qui leur permettent de se multiplier rapidement
Elles sont l’inépuisable provende vers laquelle
accourt la légion des infusoires et des larves marines délicates
Animaux de toutes sortes
Vers étoiles de mer oursins
Crustacés menus
Petit monde grouillant près de la surface des eaux
toute pénétrée de lumière
Gourmands et friands
Arrivent les harengs les sardines les
maquereaux
Que poursuivent les germons les thons les
bonites
Que poursuivent les marsouins les requins les
dauphins
Le temps est clair la pêche est
favorable
Quand le temps se voile les pêcheurs sont mécontents
et font entendre leurs lamentations jusqu’à la tribune du parlement »
(Sur les côtes du Portugal, poème
de Blaise CENDRARS, extrait Du monde entier au cœur du monde, Ed. Denoël)
Photo prise à Sagrès, Portugal, en
2007.
Par Petit Louis
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Publié dans : Nature
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Jeudi 17 mai 2012
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14:24
(Photo prise en Slovénie, mai 2012.)
Le titre est celui d'un roman de Cormac McCarthy, dont les frères Coen ont tiré un film.
Lorsque je consulte un livre pour la première fois, j'ai pour habitude de lire avant toute chose les premières et les dernières phrases.
Voici celles de No Country for Old Men (traduction par François Hirsch, Editions de l'Olivier) :
"Jai envoyé un homme à la chambre à gaz à Huntsville. Un seul et rien qu'un. C'est moi qui l'ai arrêté et il a été condamné sur mon témoignage.
...............................
"Et dans le rêve je savais qu'il allait plus loin et qu'il voulait allumer un feu quelque part là-bas dans tout ce noir et dans tout ce froid et je savais que
n'importe quand j'y arriverais il y serait. Et alors je me suis réveillé."
Par Petit Louis
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Mercredi 25 janvier 2012
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21:03
"Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présents du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie."
Jacques PREVERT, "Alicante", Ed. gallimard, Paroles, 1949.
Par Petit Louis
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Samedi 21 janvier 2012
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18:38
« A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le noir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le cœur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l'œil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux. »
« Chanson des escargots qui vont à l’enterrement », de Jacques PREVERT, 1945. Interprétée pour la première
fois par Yves MONTAND en 1946 sur une musique de Joseph KOSMA.
NB : les champignons qui poussent sur les troncs de bouleaux sont, paraît-il, d’excellents alicaments pris en
tisane.
Par Petit Louis
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Publié dans : Nature
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Dimanche 15 janvier 2012
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17:47
« On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent.
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé
Le prix d'une location
Il ne nous restait pas grand-chose.
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l'eau
Les palaces, les restaurants
On n'faisait que passer d'vant
Et on regardait les bateaux
Le matin on s'réveillait tôt
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs.
On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée aux îles
... Sauf quand on pouvait déjà plus.
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l'eau
On avait l'cœur un peu gros
Mais c'était quand même beau. »
(Paroles: Pierre Grosz. Musique: Michel Jonasz 1975 © Marouani / Warner Chappell Music
France)
La photo est prise au CHU de Liège en décembre 2011.
Par Petit Louis
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Publié dans : Personnages
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Lundi 9 janvier 2012
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18:35
Jusquà ce jour, le 17 décembre 2011 - date à laquelle j'avais décidé de fêter anticipativement la Noël - j'ignorais ce que les Espagnols voulaient dire lorsqu'ils
disaient " a la plancha".
Maintenant, je sais !
Photo prise à Benidorm, Costa blanca, Espagne, à la Marisqueria La Cartuja, un excellent rapport qualité/prix.
Par Petit Louis
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Mercredi 4 janvier 2012
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16:24
Ce premier roman de Alexis JENNI, prix Goncourt 2011, est une pure merveille, un diamant noir, un "carbonado".
J'invite tous ceux qui partagent la langue française - et plus particulièrement ceux qui ont plus de cinquante ans - à le lire sans tarder.
Editions Gallimard, 2011.
Petit Louis
Par Petit Louis
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Publié dans : Divers
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Samedi 24 décembre 2011
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09:56
A toutes et tous, meilleurs voeux de la part de Petit Louis.
Au train où va le monde, nous en aurons (presque) tous bien besoin ...
Par Petit Louis
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Publié dans : Architecture/Graphisme
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Lundi 15 août 2011
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12:29
Les blés sont mûrs et la terre est mouillée
Les grands labours dorment sous la gelée
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé
La porte est close sur le jardin fané...
Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps
Mes cabanes d'oiseaux sont vidées
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon cœur je m'en vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté
Quand mon amie viendra par la rivière
Au mois de mai, après le dur hiver
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...
Vois, les fleurs ont recommencé
Dans l'étable crient les nouveau-nés
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée
Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d'or
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté
Et les crapauds chantent la liberté...
(Paroles et Musique: Félix Leclerc)
Par Petit Louis
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Vendredi 15 avril 2011
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/2011
17:58
Somptueux paysage de l'Anti-Atlas (Maroc), le djebel Lekst culmine à 2.359 m.
Situé dans la vallée des Ammeln (ethnie berbère locale), proche de Tafraout.
Granit rose, arganiers, oliviers.
Un endroit de rêve.
Touristes, ne le piétinnez pas et respectez ses habitants.
Par Petit Louis
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Publié dans : Paysages
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